Basket/Isabelle Yacoubou : La miraculeuse Franco-béninoise a marqué son temps- Vidéo !

Isabelle Yacoubou

 

Après avoir passé 9 années avec la sélection des Bleus, Isabelle Yacoubou a tiré un trait sur sa carrière internationale. La Franco-Béninoise de 147 sélections n’a jamais oublié d’où elle vient : « S’il y a bien quelque chose qui m’a surpris en allant au Bénin au mois d’Aout, c’est la gratitude des gens à mon égard. Je venais de porter les couleurs de la France à Rio et les gens me remerciaient pour ce que j’avais fait. Vu de mon pays d’origine, que l’une d’entre eux ait pu être désignée capitaine de l’Equipe de France, ça avait de la gueule apparemment…  » a-t-elle glissé sur sa page facebook lors de l’annonce de sa fin de carrière internationale.

Née à Godomey au Bénin, Isa, affectueusement appelée en Bleu, a touché à plusieurs disciplines avant de s’adonner au basket. Elle a connu une première carrière dans l’athlétisme, où elle a pratiqué le lancer du poids. Elle a représenté le Bénin lors des Championnats du monde d’athlétisme jeunesse en 2003 et 2005. Elle détient le record national de la discipline de 2004 à 2016 (15,25 m).

Sa vie va complètement bouleverser lorsqu’elle a envoyé une vidéo de son jeu en basketball au club de Tarbes, lui faisant part de sa volonté de devenir professionnelle : C’était un miracle qu’ils acceptent de me former. Je l’ai fait au culot mais il faut oser dans la vie ». Elle avait 17 ans, lorsqu’elle a mis pied pour la première fois en France. Après trois ans, elle a pris la nationalité française. La belle et géante africaine d’1m90 et 100 kg  a glané en  somme 5 médailles dont une en or, reçu lors de l’Eurobasket 2009, une en argent aux jeux Olympique de 2012.

« Je tire ma révérence les amis. Je prends officiellement ma retraite internationale. J’aurai eu l’immense bonheur de porter le maillot bleu à 147 reprises. Il y a pas mal de raisons qui m’ont conduite à prendre cette décision : mes obligations de maman, mon physique particulier qui nécessite parfois des moments de repos plus longs, et puis je laisse aussi la place à une nouvelle génération de filles qui va pouvoir s’aguerrir pendant 4 ans pour viser une belle breloque à Tokyo »

Elle sait etre reconnaissante. Isabelle Yacoubou n’a pas oublié ses formateurs qui l’ont tenu depuis la base avant de prendre son vol, en direction de France.

« On ne va pas sortir les mouchoirs ! Mon parcours aura été un miracle permanent. Je le dois grandement à une association d’anciennes joueuses béninoises, dont une certaine Célestine Adjanohoun, mon mentor en quelque sorte. Elle m’a prise sous sous son aile et m’a mené vers le haut niveau. Il y aurait beaucoup à raconter… J’ai été détecté à l’ancienne LoL : avec un vieil enregistrement VHS qui a fini sur la table du Club de Tarbes. Ça aussi c’est une autre belle histoire. Je dois beaucoup aux Pascal Pisan, François Gomez et bien sûr Jean Pierre-Suitat. Ce sont aussi des liens indéfectibles que nous avons noué à cette époque. »

 

 Regardez les séquences d’actions d’Isabelle Yacoubou

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